Une traduction ?



Accueil Evénements


LIFE+ / ADEGE - Tour d'horizon, de copil en ateliers PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 06 Novembre 2012 16:22

Outre la restitution de l’avancement des 7 tâches du projet et la validation de propositions issues des groupes de travail, les membres du comité de pilotage (Copil) se sont attachés à réfléchir, en présence du président du conseil scientifique de l’ADEGE, Pierre Carnevale, et de la représentante du bureau externe de suivi des projets « LIFE », Marion Pinatel, aux prochaines échéances, à savoir : les dates et lieux des prochaines réunions du Copil (ce sera à Paris pour le 8ème puis à Ajaccio pour le 9ème) et des groupes de travail. Le colloque final (ainsi que toutes les réunions de l’ADEGE) aura lieu, comme prévu, à Montpellier, en septembre ou octobre 2013. L’opportunité de demander un report de la date de fin de projet a été envisagée, puisque cela semble possible. Et, en tout état de cause, les élus de l’ADEGE ont demandé de penser d’ores et déjà à l’« après-LIFE », qui pourrait être encore et toujours du « LIFE » via la perspective du dépôt d’un nouveau projet, poursuivant et approfondissant l’actuel.

 

Tâche n° 1

Animation : André Yébakima (CG Martinique)

C’est avec une très forte participation de ses agents qu’un focus a été fait sur les activités du service martiniquais, permettant de mesurer le chemin parcouru : changement des méthodes de captures et de suivis, changement des fréquences de captures, utilisation d’un nouveau modèle de pièges pondoirs, pour ne citer que ces exemples. Puis l’exploitation des résultats enregistrés en région méditerranéenne a été présentée et a nourri un débat sur trois points : la corrélation entre les précipitations et les abondances larvaires, la corrélation entre les indices larvaires (relevés des densités de larves) et les abondances en adultes et la corrélation entre la densité larvaire et le type de gîtes. Il a été décidé de :

* mener des analyses sur les données récoltées par les autres partenaires, fin 2012, pour vérifier les conclusions présentées sur les données récoltées en région méditerranéenne.

* conserver les moustiques adultes capturés chez tous les partenaires, afin de permettre la recherche de gènes de résistance.

* établir une procédure « clé en main », pour l’établissement d’un réseau, comprenant le critère de choix du site et de la méthode de capture, la fréquence des relevés, le type d’analyse, etc.

* réunir le groupe de travail en décembre prochain (ce sera en Guyane), pour alimenter la base de données en cours de création et approfondir l’exploitation et l’interprétation des résultats.

Tâche n° 2 :

Animation : Patrick Rabarison (CG Guyane)


C’est la proposition de Guide de bonnes pratiques qui a mobilisé l’attention sur cette tâche, en présence de trois membres du conseil scientifique de l’ADEGE (Pierre Carnevale, Claude Amoros et Jean Cousserans). Les deux volets du document (charte et partie technique) ont été présentés et les principaux points discutés, notamment les modifications d’articles de la charte jugés redondants, la définition du public ciblé par le Guide, l’intégration de la LAV dans la démarche et la différenciation entre gîtes « naturels » et gîtes « anthropiques. » Un point a été fait, également, sur l’avancement des tests de sensibilité des larves, effectués chez tous les partenaires, et sur les retours des démonstrations réalisées en 2012 : utilisation du Bti en glaçons, effectuée en mars 2012 avec le SIVU du Bas-Rhin, utilisation du Vectomax granulé en ULV, auprès des EID Méditerranée et Rhône-Alpes, avec une bonne efficacité sur Ae. albopictus, Ae. rusticus et Ae. caspius, même avec de mauvaises conditions météo (vents). La rémanence est longue (5 à 8 semaines) et le coût de revient comparable à celui du Bti en opérationnel. En 2013, de l’avis général, l’essentiel des efforts devra être mis sur la rédaction et la finalisation du Guide de bonnes pratiques (GBP).

Tâche n° 3 :

Animation : Jean-Louis Gély et Anne Baudin (EID Méditerranée)


Le point a été fait sur les étapes mises en œuvre, consistant en des enquêtes sociologiques accompagnant le contrôle. Les premières phases, qualitative et quantitative, se sont d’abord exercées dans les Alpes-Maritimes (avec Aedes albopictus) et auront concerné, jusqu’à fin 2012, le Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, la Corse-du-Sud, la Martinique et la Guyane (en cours). Objectif : configurer un outil (questionnaire, taille et composition d’échantillons) reproductible partout et permettant d’instrumenter régulièrement un baromètre de la perception de la nuisance et des comportements associés. En cette fin 2012 et au premier semestre 2013, l’étude sociologique sera finalisée via trois derniers axes :

* une seconde campagne d’enquête par questionnaires, conduite auprès de la population des Alpes-Maritimes, précédemment interrogée en 2010 : il s’agira d’établir une comparaison longitudinale, afin de saisir dès à présent comment évoluent les discours et les comportements des métropolitains qui ont été les premiers exposés à la prolifération d’Aedes albopictus.

* l’extension du dispositif d’étude au territoire guyanais (enquêtes qualitatives).

* les traitement et analyse comparative et spatialisée de l’ensemble des données récoltées dans les tous les territoires.

Tâche n° 4 :

Animation : Jean Alfonsi (CG de la Corse-du-Sud)


Quatre points principaux ont été discutés :

* la présentation du projet de « portail géographique », qui permettra la récolte, la visualisation et le téléchargement des données depuis une interface commune à tous les partenaires. Cette démarche, qui engage lesdits partenaires sur l’avenir (hébergement commun, maintenance des logiciels, gouvernance), a été soumise à l’assentiment de l’AG de l’ADEGE.

* les outils de collecte de données sur le terrain : les décisions nécessaires au lancement des prestations de développement des logiciels adaptés aux besoins de deux partenaires ont été prises.

* la traçabilité des actions de traitements terrestres :

- l’avancement de la prestation de développement d’un logiciel d’exploitation des données récoltées par les systèmes de traçabilité (débitmètres et GPS associés) a été exposé.

- des essais menés en Guyane et, plus récemment, en Martinique ont permis de conforter les partenaires dans le choix de la technologie. En effet, les retours du terrain sont positifs (gain de temps pour repérer les dysfonctionnements des systèmes de pulvérisation, visualisation rapide du travail effectué, etc).

- l’avancement de la prestation relative à la traçabilité pédestre (sur engins portatifs) a été présenté. Des ajustements et corrections ont été demandés aux prestataires et des essais de terrain ont été prévus, afin de vérifier la robustesse et la précision de l’appareillage avant la mise en routine opérationnelle.

* la télédétection et la modélisation : les efforts faits par les partenaires ont permis de dépasser les difficultés techniques rencontrées. L’étude de faisabilité réalisée a été suivie du lancement d’une prestation de modélisation axée sur Aedes albopictus, intitulée : « Mise en œuvre sur trois agglomérations d’un outil de prévision du risque épidémiologique induit par Aedes albopictus, basé sur l’imagerie satellitaire ».

 

La tâche 6 (diffusion des résultats) est résumée ci-après. Quant aux tâches 5 (suivi des effets non intentionnels) et 7 (fonctionnement du projet), la première a été au centre du colloque d’étape et la seconde a fait l’objet d’échanges en Copil et avec les élus de l’ADEGE.

 

La 6 : la tâche qui dissémine

Une restitution des actions de formation organisées par l’ADEGE et des actions de communication et de « dissémination » a été présentée par Rémi Foussadier, directeur général de l’EID Rhône-Alpes, lors de la réunion du Copil, avec l’ intégration des résultats « LIFE » dans le programme de formation de l’ADEGE, à Chindrieux (Savoie) et à Montpellier (Hérault), et le rappel des communications orales et des posters présentés lors des conférences et colloques nationaux et internationaux au cours de 2012 : notamment, la conférence sur les techniques d'application de produits de protection des plantes, organisée par l'Association française de protection des plantes, les 15 et 16 mars 2012 à Lyon, le congrès de la SETAC (society for environmental toxicology and chemistry), du 20 au 24 mai 2012 à Berlin, le congrès de la SEFA (société d’écotoxicologie fondamentale et appliquée), les 4 et 5 juillet 2012 à Lyon, et le congrès « Natural Products and Biocontrol 2012 », les 19 et 20 septembre 2012, organisé à Perpignan. Une attention particulière a en outre été portée aux communications présentées lors de la conférence de l’E-Sove, organisée à Montpellier du 8 au 11 octobre derniers.

 
ADEGE / LIFE+ - Vectoriel et nuisance : même combat ! PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 06 Novembre 2012 16:17

Ne dites pas au Ministère que nous parlons de la perspective de réforme de la gouvernance de la LAV, il croit que nous sommes en voyage d’agrément en Martinique… (paraphrase d’un vieux roman du publicitaire Jacques Séguéla).

Décentralisation et concertation

Ce projet de réforme, qui est dans les cartons du ministère de la Santé depuis deux ou trois ans, a fait l’objet de tellement d’allers retours entre Paris et les agences régionales que, sans trahir de secret, sa substantifique moelle a fini par transpirer quelque peu. Et, par bribes, les collectivités et opérateurs de démoustication ont eu vent des principes « confidentiels » récapitulés dans plusieurs « versions internes de travail ». Si bien que ce point a été au centre des discussions des élus de  l’ADEGE, lors de l’assemblée générale de Fort-de-France, il y a deux mardis. Cela dit, le Ministère est dans son rôle, à ceci près que les collectivités territoriales – les Départements au premier chef – devraient être à tout le moins concertées. Le nouveau « paquet » de décentralisation qui se profile à l’horizon de 2013, sous l’égide du nouveau gouvernement, justifiera donc, avant la fin de l’année, une sollicitation « pro active » des ministères concernés par le bureau de l’ADEGE.

Limites d’une recentralisation

Les réflexions menées jusqu’ici au niveau de l’État correspondent à de bien réels problèmes, que les EID, notamment, rencontrent sur le terrain, dans le cadre de la lutte contre Aedes albopictus. Par exemple, sur le plan organisationnel, l’hétérogénéité de traitement est pointée du doigt, selon que le problème vectoriel se déclare dans un département habitué au contrôle (comme en Languedoc-Roussillon) ou dans un département étranger à la culture du moustique. Ou bien selon que la problématique est prise en charge au niveau du conseil général ou au niveau d’une ou plusieurs communes. Rien qu’en matière de communication préventive, on a recensé, entre Menton et le Languedoc, une bonne demi-douzaine de dispositifs et supports différents relatifs au « moustique tigre »... Aussi, le principe d’une maîtrise d’ouvrage coordonnée à un échelon territorial pertinent (il est question d’un « schéma régional ») se pose avec acuité. Mais là où le bât blesse, c’est quand l’État prévoit de recentraliser une compétence affectée aux Départements puis de pouvoir la déléguer aussi bien à un conseil général qu’à une commune ou à un regroupement de communes, y compris sur des territoires couverts depuis longtemps par des dispositifs de contrôle de la nuisance.

Distinguo pour cause financière

En fait, ce qui est au cœur du problème et qui nuit à sa solution équilibrée, c’est la persistance de l’État à distinguer contrôle de la nuisance et lutte anti-vectorielle, alors que les deux actions devraient être confondues. En effet, un moustique « potentiellement » vecteur est très souvent et dans le même temps un fort nuisant (cf Aedes albopictus ou Aedes aegypti). D’autre part, lutter contre un vecteur impose de continuer à lutter  ou, dans les secteurs nouvellement impactés, de commencer à lutter contre toutes les espèces qui piquent, car pour le particulier, un  moustique est un moustique (dans les Alpes-Maritimes, on a dû associer à la lutte contre Aedes albopictus le contrôle de Culex pipiens et d’Aedes mariae). Enfin, les moyens opérationnels mis en œuvre sont les mêmes pour l’un et l’autre objectifs et, en vue de simplification et d’économies d’échelle, ils doivent obéir à une organisation intégrée. Alors, il y a une raison à ce distinguo, et elle est financière : l’État consentirait à participer significativement au financement des actions dites de LAV (il est mentionné 50 % contre 25 % aux Départements et 25% aux communes, avec des critères de répartition très discutables, par ailleurs) mais… pas aux actions dites de « confort ». Une position qui confine à la quadrature du cercle et qui borne le vaste champ de la nécessaire concertation. Sans parler des problèmes spécifiques aux départements d’outre-mer, dont il sera question dans le prochain épisode.

 

Les 6 conseils des Sages


Le conseil scientifique et technique de l’ADEGE (et aussi du projet européen « IMCM / LIFE+ »), présidé par Pierre Carnevale (photo), a émis 6 recommandations à l’attention des élus de l’agence nationale :

1- Mettre fin à la distinction vecteur / nuisant, qui se révèle totalement artificielle et inadaptée.

2- Finaliser le guide des bonnes pratiques du « LIFE », en y associant étroitement le CST, s’inscrire dans la démarche AFNOR (Qualité) et s’activer à la reconnaissance des métiers de la lutte contre les moustiques.

3- Poursuivre et finaliser l’outil de prévision du risque vectoriel induit par Aedes albopictus, en incluant le risque épidémiologique.

4- Poursuivre les études de résistance aux insecticides d’Anopheles darlingi, vecteur majeur du paludisme en Guyane, en développant un partenariat avec d’autres équipes de recherche.

5- Renforcer l’information auprès du public sur tous types d’épandages (larvicides ou adulticides) et pour tous objectifs (nuisance ou vectoriel), dès lors qu’ils sont effectués avec les mêmes appareillages.

6- Valoriser les informations (scientifiques, techniques, bibliographiques, etc) réunies dans le cadre du projet européen « IMCM / LIFE+ » via une banque de données (BDD).


 

Les autres sujets évoqués à l’AG de l’ADEGE


En sus des échanges sur la perspective d’une refonte de la gouvernance de la LAV, évoquée dans le dernier « Flash », d’une présentation aux élus de l’actualité du projet européen « IMCM / LIFE+ », avec une insistance sur l’avancement global du projet, le guide de bonnes pratiques et le portail géographique « gouvernance » (voir ci-dessus), et de l’exposé des 6 recommandations du conseil scientifique et technique, l’AG de l’ADEGE a traité d’autres questions, liées à la vie de l’association (notamment les cotisations annuelles) et à l’ouverture éventuelle de l’agence à des administrations de l’État. En effet, certaines ARS d’outre-mer (Guadeloupe, Réunion, Mayotte) en ont manifesté l’intérêt, dans la mesure où elles s’activent dans la LAV sans l’appui des collectivités de leur ressort. La décision a été suspendue, en l’attente de la refonte éventuelle de la gouvernance de la LAV et sachant que l’ADEGE est un regroupement de collectivités et établissements territoriaux. Des représentants des ARS, pas seulement d’outre-mer, pourront toutefois être conviés au coup par coup à des réunions techniques organisées sous l’égide de l’ADEGE. Enfin, à l’issue de la présentation du bilan de la présidence martiniquaise de l’agence, par Christian Edmond-Mariette, un satisfecit général lui a été décerné. Sa volonté de s’instruire, sur le terrain, des organisation et modes opératoires de chaque service opérateur a été unanimement saluée.


 
<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 Suivant > Fin >>

Page 1 sur 8